Une expérience d’équitation adaptée aux besoins de tous

J’ai envie de vous parler d’un lieu incroyable que nous avons découvert cet été lors de nos vacances : le centre d’équithérapie La Remontée.

Ce centre équestre est situé dans le sympathique village de Saint-Jean-Port-Joli, au Québec. En y arrivant, on découvre un site champêtre aux beaux bâtiments de bois. Et on est accueilli par une équipe formidable de femmes, passionnées tant par les chevaux que par les humains.

La Remontée fournit un cadre sécuritaire pour permettre à tous d’apprendre les bases de l’équitation et des soins aux chevaux. Et quand je dis à tous, je pèse mes mots: les cheveaux sont soigneusement sélectionnées et entraînées professionnellement pour convenir à tous les niveaux et tous les types de cavaliers. La clientèle est inclusive: les programmes sont adaptés aux besoins les plus divers et convient tant aux personnes ayant un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (TSA), de déficience intellectuelle, de trouble d’apprentissage ou de maladie d’Alzheimer, qu’à celles qui ont des limitations physiques, motrices ou sensorielles. Les bénévoles qui travaillent sur place apprennent même les techniques de montoir et de descente avec un fauteuil roulant! Vraiment, ici, quand on parle d’inclusion, c’est du sérieux!

Nous avions réservé à l’avance en appelant le centre et en mentionnant le diagnostic de Théo, qui est autiste asperger. La coordonnatrice nous a planifié une séance d’environ 2 heures comportant des soins aux chevaux, puis des exercices pour se familiariser à la conduite du cheval, et enfin une promenade en forêt. Chaque enfant-cavalier était jumelé à une accompagnatrice à pieds.

Avant d’arriver sur place, Théo était nerveux. Dans l’auto, il se questionnait sur la sécurité de l’activité, sur sa capacité à diriger un cheval et à tenir en selle… Il entretenait aussi un préjugé défavorable envers l’animal, parce que «Beaucoup de filles dans ma classe disent que le cheval est leur animal préféré» (et t’sais, les filles de sa classe pour Théo, du haut de ses 8 ans, c’est poche).

Mais, dès que son accompagnatrice désignée lui a présenté sa monture, la calme et expérimentée Tangold, il a été conquis! C’était beau de le voir faire connaissance avec la jument en prenant soin d’elle! Il a brossé sa longue crinière blonde et même décrasser (avec un certain dégoût, mais plein de bonne volonté) ses sabots! Tous les enfants devait participer à la préparation de leur cheval avant de pouvoir monter dessus.

Une fois en selle, le calme de toute l’équipe a fait en sorte que tout s’est bien passé. Les enfants ont appris au fil des tours de piste à guider leur monture doucement, de manière vocale et avec les gestes appropriés. On a laissé à Théo et à tous le temps nécessaire pour gagner en confiance.

Que dire de notre chère Félixe! Sur son cheval haut sur pattes et plus jeune, elle avait toute une allure. Eh! Qu’elle était fière et déterminée!

Quand tous les jeunes cavaliers ont semblé à l’aise en selle, le groupe est parti se promener en forêt. Nous les avons perdu de vue pendant une quinzaine de minutes. Quand ils ont ressurgi, ils étaient tous souriants et fiers.

Il fallait les voir, avant de descendre de leur monture… Les monitrices les ont d’abord invités à se coucher sur l’encolure de leur cheval en le flattant doucement. Une sorte de gros câlin, couché sur l’animal. On voyait que les enfants se sentaient vraiment bien et avaient une réelle affection pour leur cheval. La maman que je suis était bien émue!

Les enfants étaient contents de terminer leur expérience en prodiguant les derniers soins aux chevaux avant qu’ils retournent dans leur box. Et de les gâter en leur offrant des carottes!

Lorsque nous avons finalement pris le chemin du retour, mon fils a déclaré: «Le cheval est rendu mon 3e animal préféré, après le requin blanc et le serpent. Je comprends maintenant pourquoi les filles aiment les chevaux».




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